Généalogie Bringuier-Sanchez

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mardi, janvier 21 2014

Un vendémianais Préfet de police

En faisant une recherche sur internet, j'ai rencontré le site internet de la SFHP (Société Française d'Histoire de la Police) sur lequel j'ai pu lire la notice biographique de Fernand Raux, né à Vendémian en 1863 qui fut nommé Préfet de police de la IIIème République par Clémenceau. Il exerça ses fonctions du 23 novembre 1917 au 13 mai 1921



C'est lui qui, en 1920, créa la première section moto de la police nationale constituée de 9 gardiens de la paix dotés de machines Blériot.

Je n'ai aucun renseignement sur sa réputation à cette période par contre, dans ses fonctions précédentes, il avait laissé un mauvais souvenir aux enseignants. J'en veux pour preuve ce passage du Bulletin de leur amicale intitulé sobrement "Départ de M. Raux"

"M. Clémenceau étant devenu Président du Conseil, son protégé, M. Raux, préfet de l'Oise, a été appelé aux fonctions importantes de Préfet de police à Paris.
M. Raux a administré le département de l'Oise pendant huit années ; il s'est montré, un peu à l'égard de tous, autoritaire, brutal et emporté.
En particulier, M. Raux avait une antipathie très marquée à l'égard des instituteurs et nos camarades du Conseil départemental ont eu bien des fois à supporter ses rebuffades et les éclats de sa colère ; depuis longtemps, le Bureau de l'Amicale avait cessé toute relation avec lui.
M. Raux emporte tous nos regrets, il ne nous en laisse aucun."

Ce petit article est sans appel ! L'amicale reviendra sur cette attitude hostile, un peu plus tard, dans un article saluant la nomination du successeur de Fernand Raux, avec ce petit tacle qui clôture le billet "nous exprimons l'espoir de reprendre avec lui les bonnes relations que nous avons entretenues avec tous les Préfets, à l'exception de M. Raux".

L'animosité, reprochée à ce Préfet, à l'égard des enseignants est étonnante quand on sait que son père était lui-même instituteur (mais ceci explique, peut-être, cela).

Une photo de lui (il est à gauche sur la photo), le 6 novembre 1920, accueillant le roi d'Espagne à la gare d'Orsay (source : Gallica).




Sources et lectures



  • Bulletin trimestriel de l'Association amicale des instituteurs et des institutrices publics laïques de l'Oise sur Gallica dont j'ai eu connaissance par Geneanet.


Sur Gallica

lundi, juin 29 2009

Mademoiselle Baldinne

Sur le site de Cyril Royer qui traite de généalogie et d'histoire dans la vallée de l'Aube, j'ai trouvé une vendémianaise !

Cyril Royer a consacré une rubrique à Claude Jamier, un forçat déporté et naufragé. Celui-ci était un colporteur condamné en 1683 au bagne à vie pour fausse-monnaie.

Dans un premier temps, Claude Jamier est envoyé au bagne de Marseille. En 1685, en raison de l'afflux des protestants condamnés, certains forçats sont peu à peu déportés en Amérique. Ce sera le cas de Claude Jamier qui embarque avec une centaine d'autres, et autant de protestants, le 8 mars 1687, à bord du Notre-Dame de Bonne Espérance.

Dans la nuit du 18 au 19 mai 1687, le navire fait naufrage. Certains s'en sortiront, beaucoup y laisseront leur vie dont la majorité des femmes protestantes qui étaient enfermées dans une "chambre" que personne n'avait songé suffisamment tôt à ouvrir pour leur permettre de sortir. Dans celles-ci, "Mademoiselle Baldinne de Vendémian".

Il n'y a pas plus de renseignements sur cette jeune femme. Les registres d'état-civil de Vendémian, qui débutent en 1680, ne mentionnent aucun famille du nom de Baldinne. Peut-être en trouverai-je une trace au hasard d'une autre lecture.

vendredi, avril 3 2009

Les derniers protestants à Vendémian

Malgré l'action "ferme" du père Joseph (voir mon billet "Vendémian se convertit au catholicisme"), certains protestants persistèrent dans leur foi puisque leur existence est rapportée dans un des deux premiers registres d'état-civil de la commune : celui dit des "non-catholiques" qui concerne les années 1684 et 1685. On y trouve :

  • 13 naissances : Moyse Gaussel, Louise Sales, Isabeau Besse, Jacob Roche, Marie Espagne, Marquise Espagne, Daniel Bringuier, Anthoinette Fabre, Moyse André, Marguerite ?, Jacques Aubrespy et Marie Daudé.
  • 4 mariages : Abraham Guy et Jeanne Imberte, Pierre Vidal et Catherine Mourgue. Je n'ai pas réussi à déchiffrer les patronymes des deux autres mariages.
  • Françoise Arnaude, Isaac Petit, ? Bonafoy, David Faucilhon, un enfant de Antoine et Marie Imbert.

L'autre registre, pour la paroisse Saint-Marcellin, commence en 1681.

dimanche, mars 29 2009

Arbre généalogique Bringuier-Sanchez

Il est visible sur Généanet