Généalogie Bringuier-Sanchez

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mercredi, décembre 11 2013

1914-1918 - Nécropole nationale de Lihons

J'étais hier, dans la Somme, à la Nécropole nationale de Lihons. Ce fut une visite très émouvante.

J'y ai retrouvé la tombe de Auguste Sauvagnac, cousin de mon père. décédé à Cayeux-en-Santerre à 20 ans le 23 août 1916.

Auguste Sauvagnac

Il est inhumé tête-à-tête avec Alexandre Beaumont, soldat du 303è RI, décédé le 7 septembre 1916.

Alexandre Beaumont


La nécropole se situe au bord de la D337, à l'ouest de Lihons, sur l'emplacement des batteries de pièces de 95 du 1er groupe du 110è RAL. Elle contient 6 581 corps, dont 1 638 en ossuaire, sur 25 857 m2.

Lihons 1
En 1919, les tombes des cimetières voisins seront rassemblées ici. Elles provenaient de Framerville, Herleville, Foucaucourt, Harbonnières, Assevillers, Belloy-en-Santerre, Cayeux, Le Quesnel et Fontaine-les-Cappy.

Lihons 2

Le registre des soldats inhumés à Lihons est disponbile, pendant la période hivernale, en mairie et à Bray-sur-Somme.

Lihons 3

A l'extérieur de la nécropole, sur l'aménagement routier réalisé devant les grilles, se trouve une plaque hommage à Alan Seeger, le poète auteur du poème "I have a rendez-vous with Death" (j'ai rendez-vous avec la mort).

Lihons 4


A lire sur le web :

mercredi, novembre 13 2013

1914 : nos soldats auront du vin !

Sur Gallica, on peut consulter depuis quelques temps déjà la collection du Petit Journal (j'en profite pour redire mon plaisir à naviguer sur Gallica qui est une vraie mine de documents extraordinaires).

A la date du 13 novembre 1914, je viens de lire un article, publié en une, intitutlé "Nos soldats auront du vin" signé de H. Comot, sénateur. A lire en lien avec mon billet sur la réquisition de vin à Vendémian.

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jeudi, novembre 26 2009

Réquisition de vin à Vendémian

Retrouvé dans les archives familiales, un ordre de réquisition de vin adressé à mon arrière-grand-père Pascal Sanchez.

Interpellée par ce document, j'ai fait une rapide recherche sur le sujet. J'ai appris qu'en octobre 1914, la ration quotidienne d'un soldat était de 1/4 de litre de vin "ravitaillement énorme, en égard à nos effectifs considérables, mais dont la réalisation fut, au demeurant, relativement facile, car en 1914 la récolte avait été fort abondante et, par suite, les prix assez bas. D'autre part, les producteurs firent à l'armée des dons généreux. Cette ration fut promptement reconnue insuffisante; aussi, au quart de litre distribué à titre gratuit, vint s'ajouter un autre quart de litre, fourni également par l'Intendance, mais celui-ci remboursable par les « ordinaires » ; cette deuxième partie de la ration est d'ailleurs devenue à son tour obligatoire et gratuite, à là suite d'un vote du Parlement qui, en janvier 1916, a décidé que le poilu aurait droit à son demi-litre quotidien"

En ce qui concerne les réquisitions, le vin rouge était fourni en partie par ce biais et l’on fit appel à la générosité des producteurs pour augmenter les récoltes, assurer des dons ou de bas prix. L’alcool était transporté par wagons-réservoirs spécialement conçus, puis stocké dans des « stations-magasin » qui se trouvaient à l’arrière du front, et enfin transporté par camion aux cantonnements

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