D comme départ à la guerre en août 1914.

Le samedi 1er août 1914, à 16 h, tous les clochers de France font entendre le tocsin. Dans chaque commune, est placardé l'ordre de mobilisation : celle-ci est fixée au dimanche 2 août.

A l'appel de mobilisation générale, les deux dernières classes libérées du service militaire rejoignent individuellement, dans les 48 heures, les régiments d'active qui sont ainsi portés à leur effectif de guerre et embarqués pour leur destination. La libération de leurs quartiers permet d'accueillir les hommes des unités de réserve (destinées à renforcer l'armée de campagne) puis de la territoriale. La mobilisation va nécessiter 10 000 trains du 1er au 15 août.

La mobilisation concerne également les propriétaires d'animaux qui sont tenus de les déclarer à la mairie et perçoivent une indemnité en cas de réquisition. En 1914, 135 000 chevaux partent à la guerre.

Le 18 août, 2 700 000 soldats sont prêts à entrer en campagne, 680 000 sont dans les dépôts, 200 000 territoriaux assurent la sécurité des voies de communication.

Pour Vendémian, d'après les indications portées sur le livret militaire d'Eloïs Bringuier, les hommes mobilisés doivent se rendre à la caserne de gendarmerie de Gignac. Ce document stipule également que :

  • en cas de mobilisation par voie d'affichage ou sur la voie publique, on ne doit attendre aucune notification individuelle,
  • le militaire ne doit pas faire usage du chemin de fer pour rejoindre la localité où il doit se rendre,
  • en cas d'absence du domicile au moment de la mobilisation, il peut faire usage gratuitement du chemin de fer. A cet effet, il doit se présenter à la gare la plus proche de son lieu de résidence momentanée, le 3ème jour de la mobilisation avant 9 heures du matin et rejoindre directement la caserne de gendarmerie de Gignac.

Eloïs Bringuier devait se présenter à la caserne de gendarmerie de Gignac le 3ème jour de la mobilisation avant 4 h du soir pour y être employé comme conducteur d'animaux et voitures puis rejoindre le 56ème régiment d'artillerie stationné à Montpellier.

Aimé Barral était sous les drapeaux depuis le 1er octobre 1913). Les départs pour la guerre se sont effectués de la façon suivante durant les 4 ans de guerre :

1914 46 départs

  • 1er août, 3 départs : Noël Gasc (46 ans), Henri Barrier (31 ans), Louis Roche (24 ans)
  • 2 août, 3 départs : Pierre Cazal (32 ans), Léon Roux (23 ans), Etienne Sanhet (22 ans)
  • 3 août, 11 départs : Etienne Bergond (45 ans), Joseph Faucilhon (40 ans), Marius Perrette (39 ans), René Albagnac (38 ans), Albert Sauvage (36 ans), Gaspard Bousquet (31 ans), Augustin Dumas (30 ans), Arthur Gasc (29 ans), Fernand Perrette (26 ans), Joseph Roche (26 ans), Michel Sanhet (26 ans)
  • 4 août, 8 départs : Elisée Roques (42 ans), Léon Gasc (40 ans), Joseph Nougaret (38 ans), Léon Partenet (37 ans), Paul Gasc (36 ans), Auguste Hébrard (35 ans), Henri Lalèque (25 ans), Jean Nougaret (24 ans)
  • 5 août, 4 départs : Antoine Bro (45 ans), Jean Rigal (43 ans), Florian Bousquet (42 ans), Eloïs Bringuier (41 ans),
  • 6 août, 2 départs : Antonin Segondy (43 ans), Louis Casas (40 ans)
  • 8 août : Joseph Arnaud (40 ans)
  • 1er septembre : Joseph Paloc (20 ans)
  • 5 septembre : Siméon Barral (38 ans)
  • 11 septembre : Félicien Mirebagues (38 ans)
  • 30 septembre : Edouard Mazet (26 ans)
  • 6 octobre : François Louis Roux (41 ans)
  • 19 octobre, 3 départs : Toussaint Emile Aubert (42 ans), Léopold Lauras (42 ans), Louis Barthélémy (21 ans)
  • 5 novembre : Abel Coulet (30 ans)
  • 10 novembre : Maximim Vaillé (42 ans)
  • 14 novembre : Augustin Segondy (24 ans)
  • 19 novembre : Louis Paroutel (20 ans)
  • 22 novembre : Junior Revel (42 ans)
  • 8 décembre : Alphonse Aguilhon (40 ans)
  • 23 décembre : Clément Barral (34 ans)

1915 11 départs

4 janvier : Pierre Redonnel (40 ans) -16 janvier : Gaston Nougaret (26 ans) - 20 février : Antonin Hébard (28 ans) - 20 mars : Charles Coulet (40 ans) - 31 mars : Félix Paloc (45 ans) - 15 avril : Elisée Combes (19 ans), Paul Combes (19 ans) - 23 mai : Joseph Faucilhon (27 ans) - 12 juillet : Hector Faucilhon (42 ans) - 9 septembre : Joseph Marius Curabec (22 ans), Elie Curabec (20 ans)

1916 6 départs

9 janvier : Désiré Segondy (19 ans) - 10 janvier : Albert Paloc (19 ans) - 29 mars : Clément Bro (41 ans) - 11 août : Aloïs Barral (20 ans), Aimé Faucilhon (19 ans) - 9 octobre : Aimé Nougaret (22 ans)

1917 5 départs

2 mai : Maurice Arnal (19 ans), Alphonse Alary (20 ans), Léonce Bro (20 ans) - 22 mai : Léopold Souchon (25 ans) - 4 septembre : Georges Rodier (22 ans)

1918 2 départs

16 avril : Albert Fonzes (20 ans) - 20 avril : Gabriel Bouys (20 ans)