Les kilomètres parcourus par mon père, Georges Bringuier, au cours de sa carrière dans la marine.

Il écrivait très, très régulièrement à sa famille (quasiment tous les jours). La plupart du temps, quelques mots. A une époque sans téléphone, il signifiait que tout allait bien, qu'il était en bonne santé, à tel ou tel endroit. Une fois par semaine environ, il faisait une "vraie" lettre. La lecture de ces missives reste une mine de renseignements sur l'époque concernée.

Georges envoyait de temps à autre des cartes postales. J'imagine, qu'après les timbres locaux, cela lui permettait de faire partager ce qu'il voyait. Il en envoyait plusieurs dans la même enveloppe, son texte suivait les cartes qui étaient numérotées pour le lecteur.

17 octobre 1926 : Tunis (Tunisie)
Georges écrit de Tunis, il arrive de Sfax où son navire est arrivé après 4 jours de mer, le 8 octobre. Départ ensuite pour Sousse où le bâteau a mouillé mardi matin à 10 h. De là, initialement, le navire devait aller à Bizerte pour faire du charbon mais le Jean Bart a été choisi par l'Amiral pour représenter l'escadre à Tunis avec quelques torpilleurs. C'est ainsi qu'au lieu d'aller à Bizerte, le navire a mouillé à La Goulette (le port marchand de Tunis qui n'a pas assez de tirant d'eau pour recevoir les cuirassés). A la Goulette, les membres de l'équipage ont pris le train électrique pour aller à Tunis.

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3 septembre 1928 : Halifax (Canada)
Le navire de Georges est à Halifax depuis ce matin lundi en arrivant de Newport où il est resté 2 jours. Il est prévu qu'il soit à Sydney dans 3 jours

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16 février 1939 : Conakry (Guinée)
Georges espère que ses lettres parviennent régulièrement à Vendémian. Aujourd'hui, il part en excursion avec des marins voir des chutes (à 5 h) à 100 km à l'intérieur. On vient de les avertir qu'un bananier "Cap des Palmes" part à 17 heures pour Marseille.

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