Généalogie Bringuier-Sanchez

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lundi, avril 15 2013

Lundi 15 avril : M comme .... Monuments aux morts

Apparus après la guerre de 1870-1871, les monuments aux morts ont été élevés en grande majorité à la suite de la première guerre mondiale.

Une loi du du 25 octobre 1919 instaura, pour toutes les communes de France, un Livre d'or des morts de la Grande Guerre. La création de ces livres entraîna le recensement des morts de toutes les communes de France et l’édification des monuments aux morts.

La subvention de l’Etat étant insuffisante, certaines communes prendront entièrement le financement à leur charge, d'autres feront appel à une souscription publique ou à un mécène. Ces problèmes de financement entraîneront l’édification de monuments très différents.

L'Etat, pour la réalisation des monuments, imposait un décret d'approbation émit par une commission de contrôle. Cette Commission, chargée de constater la qualité artistique des projets, devait veiller également à ce qu'une différenciation soit faite entre les monuments commémoratifs et les monuments funéraires qui, seuls, peuvent être agrémentés d'emblèmes ou d'épitaphes religieux. Beaucoup de communes ignoreront cette commission et érigeront des monuments à motifs religieux aussi bien sur des places publiques que des monuments commémoratifs dans les cimetières.

Aucune directive n’arrêtait la façon dont devait être fait l'inscription des morts, ni qui devaient être ces Morts. En l’absence de directive, les communes dressèrent leur liste en fonction du choix arrêté par le Conseil Municipal qui, le plus souvent, optèrent pour les natifs et les résidents de la commune. Dans beaucoup de cas, la liste gravée sur le Monument est celle qui fut établie pour le Livre d'or des Morts pour la France qui devait recenser le nom de tous les militaires, marins et civils Morts pour la France entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919. Dans certaines, les communes firent inscrire aux côtés des Morts pour la France, les décédés civil de la commune, les enfants des résidents de la commune, les employés et ouvriers de commerces ou d'entreprises de la commune, les militaires en garnison dans la commune, les militaires morts sur le territoire de la commune. Cette diversité dans les personnes mentionnées sur les monuments entraîna que certains soldats furent inscrits sur plusieurs monuments.


La base de monuments commémoratifs de Généanet

Les monuments aux morts en France

Bas de données des monuments aux morts

Les monuments aux morts sculptés de la Première guerre mondiale

Dictionnaire des monuments aux morts

"Monument aux morts" dans le dictionnaire critique de l'identité nationale

jeudi, avril 4 2013

Jeudi 4 avril : D comme..... départ

D comme départ à la guerre en août 1914.

Le samedi 1er août 1914, à 16 h, tous les clochers de France font entendre le tocsin. Dans chaque commune, est placardé l'ordre de mobilisation : celle-ci est fixée au dimanche 2 août.

A l'appel de mobilisation générale, les deux dernières classes libérées du service militaire rejoignent individuellement, dans les 48 heures, les régiments d'active qui sont ainsi portés à leur effectif de guerre et embarqués pour leur destination. La libération de leurs quartiers permet d'accueillir les hommes des unités de réserve (destinées à renforcer l'armée de campagne) puis de la territoriale. La mobilisation va nécessiter 10 000 trains du 1er au 15 août.

La mobilisation concerne également les propriétaires d'animaux qui sont tenus de les déclarer à la mairie et perçoivent une indemnité en cas de réquisition. En 1914, 135 000 chevaux partent à la guerre.

Le 18 août, 2 700 000 soldats sont prêts à entrer en campagne, 680 000 sont dans les dépôts, 200 000 territoriaux assurent la sécurité des voies de communication.

Pour Vendémian, d'après les indications portées sur le livret militaire d'Eloïs Bringuier, les hommes mobilisés doivent se rendre à la caserne de gendarmerie de Gignac. Ce document stipule également que :

  • en cas de mobilisation par voie d'affichage ou sur la voie publique, on ne doit attendre aucune notification individuelle,
  • le militaire ne doit pas faire usage du chemin de fer pour rejoindre la localité où il doit se rendre,
  • en cas d'absence du domicile au moment de la mobilisation, il peut faire usage gratuitement du chemin de fer. A cet effet, il doit se présenter à la gare la plus proche de son lieu de résidence momentanée, le 3ème jour de la mobilisation avant 9 heures du matin et rejoindre directement la caserne de gendarmerie de Gignac.

Eloïs Bringuier devait se présenter à la caserne de gendarmerie de Gignac le 3ème jour de la mobilisation avant 4 h du soir pour y être employé comme conducteur d'animaux et voitures puis rejoindre le 56ème régiment d'artillerie stationné à Montpellier.

Aimé Barral était sous les drapeaux depuis le 1er octobre 1913). Les départs pour la guerre se sont effectués de la façon suivante durant les 4 ans de guerre :

1914 46 départs

  • 1er août, 3 départs : Noël Gasc (46 ans), Henri Barrier (31 ans), Louis Roche (24 ans)
  • 2 août, 3 départs : Pierre Cazal (32 ans), Léon Roux (23 ans), Etienne Sanhet (22 ans)
  • 3 août, 11 départs : Etienne Bergond (45 ans), Joseph Faucilhon (40 ans), Marius Perrette (39 ans), René Albagnac (38 ans), Albert Sauvage (36 ans), Gaspard Bousquet (31 ans), Augustin Dumas (30 ans), Arthur Gasc (29 ans), Fernand Perrette (26 ans), Joseph Roche (26 ans), Michel Sanhet (26 ans)
  • 4 août, 8 départs : Elisée Roques (42 ans), Léon Gasc (40 ans), Joseph Nougaret (38 ans), Léon Partenet (37 ans), Paul Gasc (36 ans), Auguste Hébrard (35 ans), Henri Lalèque (25 ans), Jean Nougaret (24 ans)
  • 5 août, 4 départs : Antoine Bro (45 ans), Jean Rigal (43 ans), Florian Bousquet (42 ans), Eloïs Bringuier (41 ans),
  • 6 août, 2 départs : Antonin Segondy (43 ans), Louis Casas (40 ans)
  • 8 août : Joseph Arnaud (40 ans)
  • 1er septembre : Joseph Paloc (20 ans)
  • 5 septembre : Siméon Barral (38 ans)
  • 11 septembre : Félicien Mirebagues (38 ans)
  • 30 septembre : Edouard Mazet (26 ans)
  • 6 octobre : François Louis Roux (41 ans)
  • 19 octobre, 3 départs : Toussaint Emile Aubert (42 ans), Léopold Lauras (42 ans), Louis Barthélémy (21 ans)
  • 5 novembre : Abel Coulet (30 ans)
  • 10 novembre : Maximim Vaillé (42 ans)
  • 14 novembre : Augustin Segondy (24 ans)
  • 19 novembre : Louis Paroutel (20 ans)
  • 22 novembre : Junior Revel (42 ans)
  • 8 décembre : Alphonse Aguilhon (40 ans)
  • 23 décembre : Clément Barral (34 ans)

1915 11 départs

4 janvier : Pierre Redonnel (40 ans) -16 janvier : Gaston Nougaret (26 ans) - 20 février : Antonin Hébard (28 ans) - 20 mars : Charles Coulet (40 ans) - 31 mars : Félix Paloc (45 ans) - 15 avril : Elisée Combes (19 ans), Paul Combes (19 ans) - 23 mai : Joseph Faucilhon (27 ans) - 12 juillet : Hector Faucilhon (42 ans) - 9 septembre : Joseph Marius Curabec (22 ans), Elie Curabec (20 ans)

1916 6 départs

9 janvier : Désiré Segondy (19 ans) - 10 janvier : Albert Paloc (19 ans) - 29 mars : Clément Bro (41 ans) - 11 août : Aloïs Barral (20 ans), Aimé Faucilhon (19 ans) - 9 octobre : Aimé Nougaret (22 ans)

1917 5 départs

2 mai : Maurice Arnal (19 ans), Alphonse Alary (20 ans), Léonce Bro (20 ans) - 22 mai : Léopold Souchon (25 ans) - 4 septembre : Georges Rodier (22 ans)

1918 2 départs

16 avril : Albert Fonzes (20 ans) - 20 avril : Gabriel Bouys (20 ans)

jeudi, novembre 26 2009

Réquisition de vin à Vendémian

Retrouvé dans les archives familiales, un ordre de réquisition de vin adressé à mon arrière-grand-père Pascal Sanchez.

Interpellée par ce document, j'ai fait une rapide recherche sur le sujet. J'ai appris qu'en octobre 1914, la ration quotidienne d'un soldat était de 1/4 de litre de vin "ravitaillement énorme, en égard à nos effectifs considérables, mais dont la réalisation fut, au demeurant, relativement facile, car en 1914 la récolte avait été fort abondante et, par suite, les prix assez bas. D'autre part, les producteurs firent à l'armée des dons généreux. Cette ration fut promptement reconnue insuffisante; aussi, au quart de litre distribué à titre gratuit, vint s'ajouter un autre quart de litre, fourni également par l'Intendance, mais celui-ci remboursable par les « ordinaires » ; cette deuxième partie de la ration est d'ailleurs devenue à son tour obligatoire et gratuite, à là suite d'un vote du Parlement qui, en janvier 1916, a décidé que le poilu aurait droit à son demi-litre quotidien"

En ce qui concerne les réquisitions, le vin rouge était fourni en partie par ce biais et l’on fit appel à la générosité des producteurs pour augmenter les récoltes, assurer des dons ou de bas prix. L’alcool était transporté par wagons-réservoirs spécialement conçus, puis stocké dans des « stations-magasin » qui se trouvaient à l’arrière du front, et enfin transporté par camion aux cantonnements

Requisition_vin_1917.jpg
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