Généalogie Bringuier-Sanchez

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jeudi, avril 25 2013

Jeudi 25 avril : V comme ... Vendémian

Au cours de ce challenge, j'ai parlé de nombreuses fois, du village de Vendémian berceau de ma généalogie, situé dans l'Hérault.

J'ai relaté quelques faits historiques, fait voir quelques lieux. Aujourd'hui, ne pouvant vous faire respirer l'air de la garrigue, je vous propose d'écouter quelques sons inséparables du village :

- le clocher qui rythme la vie de Vendémian en sonnant les 1/2 heures et les heures (dont j'ai parlé le 3 avril)


- les cigales qui accompagnent l'été


- et le petit-duc que l'on entend durant les nuits estivales.



Sur le site de la mairie, vous pouvez voir des cartes postales qui racontent la vie de Vendémian au fil du temps.

- la place de la mairie

- la porte Notre-Dame

mercredi, avril 24 2013

Mercredi 24 avril : U comme ..... l'Union fait la force

"L'union fait la force". Outre qu'elle est la devise de la Principauté de Monaco, cette locution est gravée sur les bâtiments de la cave coopérative de Vendémian, berceau de ma généalogie.

La rôle d'une cave coopérative vinicole est de regrouper la récolte de chaque viticulteur du village, de fabriquer le vin, le stockeR et le commercialiser ; celle de Vendémian a été crée le 17 mars 1938 pour faire face à la mévente du vin et aux exigences de modernisation des techniques de vinification. Ci-dessous, la couverture du livret contenant les premiers statuts de la cave

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Au plan de la construction, c'est un bâtiment que l'on doit aux architectes Roger Audoux et René Villeneuve, l'entrepreneur fut Louis Olivier.

Sur le site des Caves coopératives du Languedoc-Roussillon, on peut voir deux cartes postales sur lesquelles figurent la cave coopérative de Vendémian.

Sur le site Agropolis Museum, un article relatant l'histoire des caves coopératives de l'Hérault
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mardi, avril 23 2013

Mardi 23 avril : T comme ... Tambourin

Le Jeu de balle au Tambourin est un sport traditionnel né au XIXème siècle dans le Languedoc. C'est un sport collectif qui a pris le nom de l'instrument, le tambourin, utilisé pour frapper la balle.

Jusqu'en 1850/1870, on jouait en Languedoc au "jeu de ballon avec brassard". Ce jeu se jouait à 5 contre 5 sur un terrain très long. Les équipes placées face à face, se renvoyaient une grosse balle de cuir remplie à l’aide d’une seringue, d’un mélange de blanc d’oeuf et de vinaigre, qui coagulait, rendant l’objet très dur. Avec un tel ballon, il était indispensable de se protéger la main. Les joueurs avaient choisi pour cela un cylindre de bois appelé : le brassard. Le brassard languedocien était un cylindre de bois, dans l'intérieur duquel la main s'engageait et sur lequel elle avait prise grâce à une poignée transversale oblique. L'extérieur du brassard était hérissé de reliefs pyramidaux pour empêcher que le ballon de glisse sur une surface trop lisse. Cette pratique a laissé son nom aux places publiques qui servaient d'aires de jeu : Place du Jeu de Ballon ou à des rues comme à Vendémian :

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En 1861, des tonneliers de Mèze fabriquèrent les premiers tambourins. Ils étaient faits avec un cercle en bois sur lequel on tendait de la peau de chèvre parcheminée et n'avaient pas de poignées. Le nouvel instrument était bien supérieur. Il renvoyait le ballon plus loin, et à grands coups retentissants. Les brassards furent donc abandonnés. Ces tambourins de l’époque fabriqués en peau de chèvre, se détendaient par temps humide, mais cela n’arrêta pas nos ancêtres qui allumèrent des feux au bord des terrains pour chauffer et retendre les peaux. Les ballons quant à eux, furent remplacés par des balles en caoutchouc mieux adaptées au nouvel instrument.

Les joueurs ayant des difficultés à envoyer la balle suffisamment loin à l’engagement, imaginèrent le battoir, cercle plus petit que le tambourin et fixé au bout d’un manche flexible de micocoulier d’environ un mètre.

Jusqu'au début du XXème siècle, le Tambourin était pratiqué lors de fêtes ou à l'occasion de défis. Il était très populaire au début du 20ième siècle, on y jouait un peu partout sur les places des petits villages du Languedoc.

En 1909, se crée le premier concours de Pézenas qui rassemblait les équipes situées le long de l'Hérault. Comme les règles étaient différentes entre les villages, lors des rencontres, les équipes respectaient celles utilisées par l'équipe organisatrice.

L'institutionnalisation du jeu de balle au tambourin a commencé après la première guerre mondiale avec la déclaration en préfecture des premiers clubs ainsi que celle d'une première fédération en 1923, qui malheureusement n'a pas survécue. Elle avait mis en place un championnat du Languedoc qui respectait le rythme de vie des viticulteurs majoritairement représentés dans le Tambourin à cette époque.

En 1939, Max Rouquette décida de créer la Fédération Française du Jeu de Balle au Tambourin en rassemblant l'ensemble des villages de l'Hérault où l'on pratiquait le Tambourin. En 1954, en vacances en Italie, il découvre que de l'autre côté des Alpes, les italiens s'adonnaient à un jeu qui ressemblait fort à celui que l'on pouvait voir pratiqué en France. Dès lors, les deux fédérations décidèrent d'unifier et de codifier les règles.

Depuis 1949, il existe une compétition annuelle : la Coupe de France de balle au tambourin. Vendémian l'a emporté en 1950, 1966, 1976, 1977, 1979, 1994, 2005 et 2007.

En 1952, création du Championnat de France de balle au tambourin. Vendémian l'a emporté en 1961, 1963, 1971, 1974, 1975, 1976, 1978, 1997, 2000, 2003, 2005 et 2006.

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__Une vidéo présentant le jeu__



Je n'aurais pas pu écrire ce billet sans les informations des sites de la Fédération française de jeu de balle au tambourin et du Comité départemental de l'Hérault de sport tambourin.

samedi, avril 20 2013

Samedi 20 avril : R comme .... Remparts

Les remparts dont je parlerai aujourd'hui sont ceux de Vendémian, petit village de l'Hérault, berceau de ma famille.

Bâtit sur un replat, le centre historique du village, aménagé au XIVème siècle, prend la forme d’un quadrilatère d'environ 139 m x 122 m autour d’un donjon devenu l'église paroissiale.

En 1389, les habitants obtinrent l'autorisation de fortifier la place par la construction d’une enceinte flanquée de tours d’angles. Ci-après, le texte qui relate cet événement dans "Histoire de la Vicomté d'Aumelas et de la Baronnie du Pouget" de l'Abbé Delouvrier.

"Les habitants, convoqués par le baïle sur la place publique, exposèrent à Messire Arnaud, leur seigneur, que par diverses fois la communauté avait reçu plusieurs graves mauvais traitements, par défaut d'avoir pu entourer le lieu de murailles; que même ledit lieu avait été souventes fois ruiné et saccagé par la guerre qui avait duré longtemps dans la contrée, et que leurs meubles et leurs bestiaux étaient souventes fois pillés par des attroupements de voleurs et d'autres vagabonds . Ils supplièrent ensuite le seigneur de leur permettre, de grâce spéciale, de servir ledit lieu de murailles d'après la méthode suivante, à savoir, que 1° la terre qui se trouvera à l'en-tour des murailles et barbacanes, rue et fossés, sera franche et libre de toutes tailles et censives, et que l'on procédera à la division des chazeaux, du carême prochain en un an; lesquels chazeaux demeureront quittes et exempts de tout paiement, remise et cens, etc. ; 2° que les maisons, qui sont dans l'ancienne forteresse, paieront leurs cens et devoirs accoutumés; 3° que les syndics pourront ordonner de nouvelles rues; 4° que, chaque année, les nouveaux syndics commettront pour garder les clés des portes deux personnes, qui seront tenues de rendre compte au baïle; 5° que pourront les habitants faire des fenêtres qui ne regardent que le dedans de la forteresse; 6° que les syndics, après avoir achevé la murraille, pourront muer et changer la tour qui est dans la place vieille et faire des barbacanes aux murs, ainsi que bon leur semblera, établir des ponts-levis, et utiliser celui du portail de l'ancienne forteresse; 7° que tout ce qui sera trouvé et proviendra des anciens lieux, appartiendra à la communauté; 8° enfin, que les seigneurs ne pourront imposer sur les caves aucun ban, ni demander autre chose, Si ce n'est que les syndics disposent de tout " pour l'intérêt de la communauté ". La demande ayant été favorablement accueillie, quatre habitants eurent tous les pouvoirs nécessaires pour ceindre de murailles ladite forteresse,.. allouer et colloquer tous et chacuns des habitants dans la forteresse, tant ancienne que nouvelle, en des lieux convenables pour chaque chef de maison, lesquels ils leur bailleraient avec ou sans paiement .... abattre les maisons qui sont hors de l'ancienne forteresse;… construire un four à la communauté...; contraindre les habitants à exécuter, payer et contribuer pour ladite oeuvre et imposer les tailles, etc".

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Deux ouvertures permettaient d'accéder au village, une seule subsiste aujourd’hui. La grande porte, dite Porte Saint-Antoine, a été détruite dans la seconde moitié du XIXe s. pour aérer et ouvrir la vieille place du village. On conserva la seconde porte, dite Porte Notre-Dame, qui flanquait la grande enceinte du XIVème siècle au nord-ouest.

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Ci-dessous, une carte postale, issue des archives familiales, qui met en scène la Porte Notre-Dame. Je ne sais pas quand cette carte a été éditée, je sais seulement qu'elle a été envoyée en 1925.

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On retrouve ces remparts également dans la dénomination des rues. Il existe notamment une "rue du chemin de ronde"

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mercredi, avril 3 2013

Mercredi 3 avril : C comme ............ clocher

Le clocher était une tour du château fort disparu réuni à l'église en 1389. Cette tour surmontait une porte monumentale permettant d'accéder au coeur du vieux castel. On construit alors probablement la chambre des cloches voûtée d'ogives.

En 1644, Guillaume Siau, maître-maçon d'Aspiran, est chargé de la réfection du toit de la nef et agrandit la porte au fond de l'église.

En 1651, Jean Boulet, maître-maçon de Béziers, réalise le pavé de la nef avec parabandes et accoudoirs, sièges de pierre et gradins pour un montant de 270 livres.

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jeudi, novembre 26 2009

Réquisition de vin à Vendémian

Retrouvé dans les archives familiales, un ordre de réquisition de vin adressé à mon arrière-grand-père Pascal Sanchez.

Interpellée par ce document, j'ai fait une rapide recherche sur le sujet. J'ai appris qu'en octobre 1914, la ration quotidienne d'un soldat était de 1/4 de litre de vin "ravitaillement énorme, en égard à nos effectifs considérables, mais dont la réalisation fut, au demeurant, relativement facile, car en 1914 la récolte avait été fort abondante et, par suite, les prix assez bas. D'autre part, les producteurs firent à l'armée des dons généreux. Cette ration fut promptement reconnue insuffisante; aussi, au quart de litre distribué à titre gratuit, vint s'ajouter un autre quart de litre, fourni également par l'Intendance, mais celui-ci remboursable par les « ordinaires » ; cette deuxième partie de la ration est d'ailleurs devenue à son tour obligatoire et gratuite, à là suite d'un vote du Parlement qui, en janvier 1916, a décidé que le poilu aurait droit à son demi-litre quotidien"

En ce qui concerne les réquisitions, le vin rouge était fourni en partie par ce biais et l’on fit appel à la générosité des producteurs pour augmenter les récoltes, assurer des dons ou de bas prix. L’alcool était transporté par wagons-réservoirs spécialement conçus, puis stocké dans des « stations-magasin » qui se trouvaient à l’arrière du front, et enfin transporté par camion aux cantonnements

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