Généalogie Bringuier-Sanchez

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mercredi, avril 24 2013

Mercredi 24 avril : U comme ..... l'Union fait la force

"L'union fait la force". Outre qu'elle est la devise de la Principauté de Monaco, cette locution est gravée sur les bâtiments de la cave coopérative de Vendémian, berceau de ma généalogie.

La rôle d'une cave coopérative vinicole est de regrouper la récolte de chaque viticulteur du village, de fabriquer le vin, le stockeR et le commercialiser ; celle de Vendémian a été crée le 17 mars 1938 pour faire face à la mévente du vin et aux exigences de modernisation des techniques de vinification. Ci-dessous, la couverture du livret contenant les premiers statuts de la cave

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Au plan de la construction, c'est un bâtiment que l'on doit aux architectes Roger Audoux et René Villeneuve, l'entrepreneur fut Louis Olivier.

Sur le site des Caves coopératives du Languedoc-Roussillon, on peut voir deux cartes postales sur lesquelles figurent la cave coopérative de Vendémian.

Sur le site Agropolis Museum, un article relatant l'histoire des caves coopératives de l'Hérault
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jeudi, avril 18 2013

Jeudi 18 avril : P comme ... Phylloxera

Le phylloxéra de la vigne est un minuscule puceron originaire d'Amérique du nord. Il fut responsable, dans la deuxième partie du 19e siècle, d'une terrible catastrophe causant d'épouvantables dégâts sur les vignobles français et européens.

En 1845, le vignoble français est attaqué par un champignon, l’Oïdium. En 1855 cette alerte est jugulée. Le vignoble français connaît une décade de croissance et d’opulence. Certains pépiniéristes et collectionneurs de vignes de Floirac, de Roquemaure, de Prigny en Suisse, de Cognac, importent dans les années 1855/1863 des plants américains pour les acclimater à nos régions et pour éventuellement lutter contre l’Oïdium.

En 1863, les vignobles de Pujaut, dans le Gard, sont atteints par une mystérieuse maladie qui provoque le dessèchement des sarments et des feuilles, entraînant la mort des ceps.

En 1868, la maladie s'étant propagée à une vitesse foudroyante, la société centrale d'agriculture de l'Hérault nomme une commission qui va se rendre dans le Vaucluse pour étudier les vignes malades. Cette commission se compose de trois experts : Gaston Bazille, Félix Sahut et Jean-Emile Planchon. Les trois experts découvrent dans les vignes dévastées la présence de « centaines, de milliers de pucerons vus à divers états de développement ».

Planchon propose d'appeler l'insecte « rhizaphis vastatrix », mais le docteur Victor Signoret, entomologiste parisien à qui Planchon avait envoyé des spécimens reconnaît un phylloxéra proche de ceux vivant sur des chênes et qui provoquaient le dessèchement des feuilles, d'où leur nom (du grec phyllon « feuille » et xeros « sec « ). Le responsable est nommé : phylloxéra vastatrix (du latin vastatrix « dévastateur).

Les scientifiques cherchent des solutions pour sauver la viticulture française. Léopold Laliman, propriétaire en Bordelais, a très vite avancé l'idée d'une immunité acquise par certains cépages américains. De son côté, Jules-Emile Planchon établit, en 1870, que le phylloxéra avait été introduit par des viticulteurs ayant importé des plants américains supposés plus résistants à l'oïdium. Ayant contacté des scientifiques américains, Planchon partit en mission aux Etats-Unis et revint avec un grand nombre de plants américains qui furent expérimentés à l'école d'agriculture de Montpellier. Avec Jules Lichtenstein, il commence à greffer des cépages français sur des plants américains racinés.

Après des années d'opposition entre les divers procédés, l'option des américanistes (adoption des porte-greffes issus des plants américains résistants au phylloxéra) l'emporte sur les sulfuristes (injection du sulfure de carbone au pied des ceps, au moyen des pals métalliques). La reconstitution du vignoble est en marche. Entre 1885 et 1895, un nouveau vignoble est implanté en France, réduit cependant d'un tiers : 1 740 000 hectares en 1900 contre 2 600 000 en 1865. Mais, très rapidement, le vignoble régénéré arrivera à produire dans les années 1900-1909 57 millions d'hectolitres de vin contre 53 millions en moyenne avant l'arrivée du phylloxéra. Les modifications techniques imposées par la lutte contre le « puceron dévastateur » vont entraîner des changements radicaux dans la culture de la vigne.

"L'histoire de l'Agriculture ne nous a conservé, à aucun moment et pour aucune autre plante cultivée, le souvenir d'une crise aussi grave que celle traversée par les vignes de l'ancien continent lorsqu'elles furent envahies par le Phylloxéra" Gustave Foex, 1900

jeudi, novembre 26 2009

Réquisition de vin à Vendémian

Retrouvé dans les archives familiales, un ordre de réquisition de vin adressé à mon arrière-grand-père Pascal Sanchez.

Interpellée par ce document, j'ai fait une rapide recherche sur le sujet. J'ai appris qu'en octobre 1914, la ration quotidienne d'un soldat était de 1/4 de litre de vin "ravitaillement énorme, en égard à nos effectifs considérables, mais dont la réalisation fut, au demeurant, relativement facile, car en 1914 la récolte avait été fort abondante et, par suite, les prix assez bas. D'autre part, les producteurs firent à l'armée des dons généreux. Cette ration fut promptement reconnue insuffisante; aussi, au quart de litre distribué à titre gratuit, vint s'ajouter un autre quart de litre, fourni également par l'Intendance, mais celui-ci remboursable par les « ordinaires » ; cette deuxième partie de la ration est d'ailleurs devenue à son tour obligatoire et gratuite, à là suite d'un vote du Parlement qui, en janvier 1916, a décidé que le poilu aurait droit à son demi-litre quotidien"

En ce qui concerne les réquisitions, le vin rouge était fourni en partie par ce biais et l’on fit appel à la générosité des producteurs pour augmenter les récoltes, assurer des dons ou de bas prix. L’alcool était transporté par wagons-réservoirs spécialement conçus, puis stocké dans des « stations-magasin » qui se trouvaient à l’arrière du front, et enfin transporté par camion aux cantonnements

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