Généalogie Bringuier-Sanchez

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Tag - XIXè siècle

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jeudi, avril 2 2009

Le Royaume reconnaissant

Dans le "Bulletin des Lois du Royaume de France contenant les Lois et Ordonnances rendues pendant le premier semestre de l'année 1823" page 18.

Ordonnance du Roi qui accorde des Pensions de retraite à Trois militaires y dénommés, payables sur les Crédits antérieurs à 1819.
Au Château des Tuileries, le 29 janvier 1823.
LOUIS, par la grâce de dieu, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE ;
Vu, 1°, les articles 25, 26, 30 et 32 de la loi du 25 mars 1817 ;
2° Les articles 3, 4 et 8 de notre ordonnance du 20 juin suivant, qui règle le mode d'exécution du titre IV de cette loi ;
3° Les fixations arrêtées par notre ministre secrétaire d'état de la guerre, d'après la révision du comité du Conseil d'état attaché à son ministère, et détaillés dans le tableau ci-après, portant le n° 274 ;
4° L'avis de notre ministre secrétaire d'état des finances, en date du 15 janvier 1823, portant qu'il a reconnu la légalité de ces fixations, et la possibilité d'imputer les pensions proposées, montant à la somme de six cent francs, sur les crédits d'inscription antérieurs à 1819, fixés par l'article Ier de la loi du 14 juillet 1819 ;
Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'état à la guerre,
NOUS AVONS ORDONNE ET ORDONNONS CE QUI SUIT :
ART. Ier Il est accordé à chacun des militaires dénommés, au tableau ci-après, une pension de retraite fixée conformément aux indications de ce tableau (I)
.......
2 BARRIER Jean-Pierre, né le 18 mai 1793 à Vendémian (Hérault), soldat au 7è bataillon du train d'artillerie. Durée des services militaires : 3 ans, 7 mois, 18 jours. Domicilié à Aumelas. Époque de jouissance de la pension : 1er janvier 1819.
.......
2 Conformément à l'article 8 de notre ordonnance du 20 juin 1817, lesdites pensions sont inscrites à notre trésor royal, avec la jouissance du jour indiqué à chaque article du tableau qui précède.
3 Avant le premier paiement de ces pensions, les titulaires seront tenus de produire au payeur un certificat du sous-intendant militaire de leur département, énonçant le temps pendant lequel ils auraient reçu, sur les fonds de la guerre ou de l'hôtel royal des invalides, depuis l'époque de jouissance indiquée ci-dessus, un traitement militaire ou une allocation incompatible avec une pension militaire, pour que le même temps leur soit déduit sur le décompte à faire des arrérages de leur pension.
Ce certificat indiquera si les titulaires sont passibles d'une retenue pour débet envers notre trésor royal, envers l'administration du corps dont il fait partie, etc, afin qu'elle soit continuée dans la proportion relative à la quotité de leur pension.
4 Nos ministres secrétaire d'état à la guerre et des finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'éxécution de la présente ordonnance, qui sera insérée au Bulletin des lois.
Donné en notre château des Tuileries, le 29è jour du mois de Janvier en l'an de grâce 1823, et de notre règne le vingt-huitième.
Signé LOUIS.
Par le Roi :
Le Maréchal, Ministre de la guerre,
Signé De Bellune

Vous pouvez consulter cet ouvrage en ligne à cette URL : http://books.google.fr/books?id=WWsxAAAAIAAJ&printsec=titlepage&source=gbs_summary_r&cad=0

lundi, mars 30 2009

Vendémian catholique

Extrait de "L'ami de la religion" (1) n° 2976 du 5 juin 1838 (avec l'orthographe du texte original).

"La population de Vendémian, canton de Gignac, diocèse de Montpellier, avoit montré beaucoup d'indifférence pour la religion ; mais le nouveau curé de cette petite paroisse, M. Gayda, est parvenu en moins d'une année, par ses instructions et son zèle, à réveiller la foi de ses habitans. Sur environ 600 habitans, 120 hommes et 200 femmes ont approché des sacremens à Pâque dernier. Des familles entières sont revenues à la religion. Des scandales ont été réparés, des haines éteintes. La paix et la concorde sont revenues avec la foi."

Prochainement, je publierai quelques billets sur le protestantisme à Vendémian où l'on verra que la religion catholique n'allait pas de soi. Ceci explique peut-être que M. Gayda ait du "réveiller la foi des ses habitans".

(1) L'ami de la religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire, paraissait les mardi, jeudi et samedi. On pouvait s'y abonner les 1et 15 de chaque mois. Prix de l'abonnement : 1 mois 3 F 50 ; 3 mois 10 F ; 6 mois 19 F ; 1 an 36 F.

En hommage à M. Gayda :) photo du clocher de Vendémian.

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Photo : Pierre Renault-Bringuier

Vous pouvez lire cet ouvrage dans son intégralité ou le télécharger sur Google Livres en cliquant ici.